Archive for octobre 2008

Activation du premier réseau de cryptographie quantique au monde

Activation du premier réseau de cryptographie quantique au monde
Des scientifiques ont annoncé avoir activé mercredi à Vienne, le premier réseau de télécommunications au monde sécurisé au moyen de la cryptographie (http://www.zdnet.fr/galerie-image/0,50018840,39381602,00.htm) quantique, un procédé inviolable.

Des données cryptées, y compris une vidéoconférence, ont été transmises lors d’une conférence internationale entre six centres espacés de jusqu’à 85 kilomètres, via des fibres optiques standard, ouvrant la voie à une application de cette technologie très complexe aux réseaux de télécommunication courants.

La cryptographie quantique avait jusqu’à présent été employée avec succès pour des transmissions de données de point à point, mais c’est la première fois qu’elle est appliquée à un réseau.

Une technologie de cryptographie inviolable

Cette technologie, qui consiste à émettre des photons chargés d’informations quantiques, est absolument inviolable car toute intrusion modifie l’état de ces photons, ce qui aboutit à détruire le message et est immédiatement décelable.

Le développement en réseau doit permettre non seulement de multiplier les utilisateurs, mais aussi de rallonger, via des relais, les distances de transmission, jusqu’à présent limitées par les déperditions de photons dans la fibre optique, ont souligné les promoteurs du projet.

Une application commerciale d’un tel réseau est prévue d’ici trois ans avec des unités de cryptage quantique produites en série, a indiqué le responsable du projet, l’Autrichien Christian Monyk.

Une application commerciale dans trois ans

La mise en réseau de la cryptographie quantique est le fruit de quatre ans et demi de travaux de 41 partenaires universitaires et privés de douze pays réunis au sein du projet Secoqc (http://www.secoqc.net/index.html) de l’Union européenne (UE) pour le développement de la cryptographie quantique en réseau.

Piloté par l’institut de recherche autrichien Austrian Research Centers, ce projet a été parrainé par un des pères de la physique quantique appliquée, l’Autrichien Anton Zeilinger, de l’université de Vienne.

Celui-ci avait réalisé en décembre 1997, avec l’Italien Francesco Martini, la première téléportation de l’histoire en transmettant l’état quantique d’un photon.

Le Pr Zeilinger, qui a appliqué la physique à la cryptographie dès 1999, avait signé en 2004 à Vienne la première transaction bancaire sécurisée par ce moyen.

Subventionné à hauteur de 11,4 millions d’euro par l’UE, le projet Secoqc rassemble des chercheurs allemands, autrichiens, belges, britanniques, canadiens, danois, français, italiens, russes, suédois, suisses et tchèques. Il associe notamment des institutions comme le CNRS français ou l’université d’Erlangen (Allemagne) à des sociétés privées parmi lesquelles Siemens, Thales, Hewlett Packard et Toshiba.

source 1 :
AFP

source 2 :
http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39383943,00.htm

Huit critères pour choisir entre centrex et IP-PBX

Huit critères pour choisir entre centrex et IP-PBX

Technologie - Synonyme d’hébergement et de mutualisation, le centrex n’a pas encore rencontré le succès, mais les grands opérateurs pourraient changer la donne. Toute PME doit désormais se poser la question du choix entre cette formule et celle de l’IP-PBX.

1 - Pérennité de la solution : les grands opérateurs rassurent

Le marché des centrex IP a été initié par des petits acteurs tels que B3G, IC Telecom, Alter Telecom, Keyyo Business ou Celeste qui, bien qu’ils affirment être en pleine santé, ne peuvent inspirer la même confiance que les grands opérateurs. Ceux-ci sont toutefois arrivés tardivement sur le marché. SFR a lancé son service (http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39373726,00.htm) il y a moins d’un an.

Orange est présent depuis plus de deux ans, mais commence seulement à mettre son offre en avant. « Nous allons élargir son audience en complétant la vente directe par des canaux indirects », signale Guillaume Boudin, responsable du département marketing data chez Orange Business Services.

2 - Taille de l’entreprise : le centrex ne vise que les PME

Contraints par leur taille, les opérateurs historiques de centrex ne visent guère que les PME voire les TPE. « Celles de plus 20 postes ayant l’habitude d’avoir un installateur, se tournent plus volontiers vers un IP-PBX », estime Céline Lazard, directrice marketing de Keyyo Business. Quant à SFR et Orange, ils ne visent guère plus haut, invoquant la culture des grands comptes mais aussi leurs besoins d’intégration avec les applications existantes. « Nous ciblons les PME de 10 à 50 salariés, même si nous avons une demande de la part de quelques grands comptes très décentralisés », affirme ainsi Pierre-Yves Rallet, directeur marketing de SFR Entreprises.

3 - Maîtrise des coûts : le centrex en principe plus transparent

En dessous d’une dizaine de postes, le coût global d’une offre de centrex est intéressant, soit 15 à 40 € par poste et par mois, selon les services et les communications incluses. Au-delà, ce coût rejoint voire dépasse celui d’un IP-PBX. Faute de pouvoir évoquer une économie, les prestataires mettent en avant la maîtrise du budget. Mais cet avantage n’est pas si évident. « Avec un IP-PBX, il est également possible de réaliser un montage financier qui permet d’afficher un coût par poste et par mois », affirme Christophe Courtois, responsable solutions ToIP chez Nextiraone.

4 - Montée en charge : le centrex nourrit des craintes

En principe, une plate-forme mutualisée est plus à même de supporter une montée en charge. Mais à partir d’une certaine taille d’entreprise, le principe même du partage suscite des craintes. « Nous sommes près à nous engager sur des contrats de service de bout en bout », affirme pourtant Guillaume Boudin. Une solution rassurante peut consister à opter pour un IP-PBX dédié mais loué et hébergé au coeur du réseau de l’opérateur - en somme, un centrex dédié. Cette formule est d’ailleurs proposée par certains spécialistes du centrex.

5 - Fonctionnalités : une richesse sensiblement équivalente

Filtrage patron/secrétaire, annuaire, standard mutualisé entre tous les sites, appels en cascade ou musique personnalisée… Les centrex proposent une richesse fonctionnelle proche de celle des IP-PBX. Certains ajoutent également un serveur vocal interactif ou une fonction fax-to-mail (envoi de fax par email).

6 - Fixe/mobile : une convergence plus naturelle avec le centrex

Un service de centrex hébergé par un grand opérateur de téléphonie fixe et mobile est particulièrement bien armé pour proposer la convergence, avec numéro et messagerie uniques, sonnerie simultanée et renvoi d’appels vers le mobile. Le problème c’est que Orange a curieusement fait l’impasse sur une telle convergence. « Nous devrions la proposer début 2009 », promet Guillaume Boudin.

SFR, Ipnotic ou tout récemment IC Telecom ont pourtant déjà franchi le pas. D’autres se contentent de proposer des combinés bimodes Wi-Fi/GSM qui accèdent en réalité à deux lignes différentes. La convergence est beaucoup plus difficile avec un IP-PBX, puisqu’il faut mixer une option logicielle et des offres tarifaires spécifiques pour les communications générées entre l’IP-PBX et les mobiles.

7 - Intégration avec des applications internes : le centrex hors course

Il est aisé de coupler les services d’un IP-PBX avec des applications, typiquement un CRM, afin d’automatiser la remontée des fiches des clients ou de lancer des appels. Avec le centrex, un tel couplage est très difficile, excepté pour une simple intégration avec Outlook. Les prestataires proposent toutefois des logiciels hébergés en mode intranet bénéficiant d’un tel couplage. Il s’agit par exemple d’un annuaire étendu pouvant servir de base de clients ou d’une application de pilotage des fonctions de téléphonie.

8 - Déploiement et maintenance : avantage au centrex

Le centrex est simple à déployer puisqu’il suffit de raccorder le réseau IP de l’entreprise à l’infrastructure de l’opérateur et de connecter des postes au réseau local, même si leur configuration peut prendre du temps.

Outre la plate-forme, le déploiement d’un IP-PBX dans une entreprise multisite sous-tend une problématique de qualité de service du réseau WAN, qui peut se révéler lourde et coûteuse, surtout lorsque les sites sont nombreux et de petite taille.

Le centrex marque alors des points. Quant à la supervision et à la maintenance, elles sont certes externalisées mais peuvent aussi l’être avec un IP-PBX dédié et hébergé.

Par Thierry Lévy-Abégnoli, ZDNet France
source : http://www.zdnet.fr/actualites/it-management/0,3800005311,39383963,00.htm